À vingt-cinq ans, Meryem entre dans les bureaux d’une chaîne de supermarchés des Canaries. Hiérarchies professionnelles, trajets épuisants et perspectives précaires rythment ses journées, tandis que la fanfiction lui offre une échappatoire. Son regard incisif mesure l’écart entre les promesses de l’entreprise et le quotidien d’une jeune employée.
Jon, soigneur d’éléphants, et Edith, une veuve entourée de chats, se lient d’amitié dans un village presque désert. Leur complicité fait place aux rêves différés et aux décisions difficiles, explorant la possibilité de recommencer grâce à l’attention portée aux autres et aux animaux.
Toni, enseignant désabusé, se donne un an avant de mettre fin à ses jours. Il écrit chaque nuit et revisite ses liens avec sa famille, ses amis et sa chienne Pepa. Son regard amer révèle les contradictions entre le jugement qu’il porte sur la vie et les attachements qui subsistent.
Venue dans une église pour obtenir de l’aide face à son anxiété, Gilda est prise pour une candidate à un emploi. Athée, elle devient pourtant réceptionniste et multiplie les dissimulations. Des courriels liés à sa prédécesseure l’entraînent vers un décès troublant et interrogent son besoin d’appartenance.
Un jeune acteur fait ses débuts à Broadway dans Henri IV tandis que son mariage se défait sous le regard du public. Répétitions et représentations forment un contrepoint exigeant à sa crise intime, entre les pressions de la célébrité, du désir et du travail théâtral.
Dans une communauté montagnarde, Mariette vit avec son fils silencieux, d’une force immense et particulièrement proche des animaux. L’apparition d’une fillette déclenche une enquête et des témoignages contradictoires. Les certitudes du village, ses légendes et la peur de la différence compliquent la recherche d’une explication aux événements.
Dans une banlieue de Chicago en 1971, les Hildebrandt approchent de Noël en rêvant chacun d’une autre échappée. Le mariage fragilisé d’un pasteur et les conceptions de ses enfants sur le désir, la responsabilité et la foi se mêlent à la vie d’un groupe paroissial de jeunes.
Ce roman s’intéresse à la frontière entre être différent et être jugé normal. À travers une exploration sensible de l’appartenance et de l’exclusion, Eloy Moreno interroge les attentes imposées aux autres et la manière dont une étiquette peut masquer l’expérience d’une personne.
Une aspirante comédienne épuisée par les auditions et un artiste reconnu en crise créative se retrouvent dans une histoire de tableaux précieux découverts au grenier. La tromperie ouvre des possibilités inattendues. Le roman relie l’amour à l’ambition artistique et à la question de qui peut créer au lieu de simplement inspirer autrui.
Lali oublie de déposer sa demande de stage d’enseignement et se retrouve affectée dans une école de religieuses. Le contact avec les enfants l’oblige à affronter ses peurs et à reconsidérer les responsabilités des adultes. Son apprentissage se mêle à des interrogations sur l’amour, les promesses et l’attention due aux enfants.
Après sa séparation, la journaliste Julia quitte Madrid pour la Galice avec Sebas, son fils de dix ans. Vivre auprès de sa mère Luz rapproche trois générations et révèle des secrets comme des façons différentes d’affronter le changement. Mémoire familiale, vieillissement et humour traversent cette cohabitation.
Deux femmes trouvent un refuge inattendu dans les histoires qu’elles échangent. Tandis que l’une revisite son passé, l’autre apprend à écouter et à regarder autrement sa propre vie. Le roman rapproche des générations différentes à travers leurs déceptions, leurs attachements et la possibilité d’un nouveau départ.
Une narratrice revient sur les amitiés et les amours qui ont marqué les étapes de sa vie. L’été mesure les changements, avec des rencontres, des départs et des apprentissages imprévisibles. Le roman place les personnes qui restent à nos côtés au cœur de la découverte de la vie adulte.
En 1975, David s’installe avec sa mère institutrice dans un village espagnol qui se dépeuple. Son lien avec Emerita, chargée de s’occuper de lui, les transforme tous deux. Le souvenir de cette enfance interroge les soins reçus, les mutations sociales et la gratitude parfois oubliée.
Belaundia Fu, l’amie imaginaire de Marta, raconte son passage de l’enfance aux premières années adultes. Les jeux et les attentes familiales cèdent la place à l’amour et aux choix d’avenir. Grandir implique de négocier les noms, les récits et les liens par lesquels les autres, comme Marta elle-même, définissent son identité.
Ce volume réunit les trois romans consacrés aux Perdomo, une famille liée à la pêche à Lanzarote. Les dons singuliers de Yaiza accompagnent une histoire qui traverse l’Atlantique vers le Venezuela. Les fidélités insulaires, les territoires dangereux et la recherche d’un avenir relient les aventures successives de la trilogie.
Lea a dix-neuf ans et n’a jamais quitté son village, quelques rues au bord d’une forêt. À un homme qui cherche son chien perdu, elle entreprend d’expliquer pourquoi le monde s’est terminé la veille. Son récit donne un éclairage troublant sur la vie close du village et sur ses relations.
Après avoir annulé son mariage, Margot rencontre David, un barman qui vit lui aussi une rupture. Ils décident de s’aider à reconquérir leurs anciens partenaires, puis un voyage en Grèce les rapproche. Leur accord devient difficile à tenir lorsque naît un attachement entre deux personnes aux situations et aux attentes très différentes.
Les retrouvailles de Gonzalo et Carla le font entrer dans la vie de Vicente, le fils de celle-ci, et composent une famille liée par l’affection et la poésie. Des années plus tard, les ambitions littéraires de Vicente croisent une journaliste américaine. Le roman explore les liens incertains entre parents, enfants et communautés choisies.
Dans un village du nord de Tenerife, deux filles grandissent sous les nuages bas appelés panza de burro. Leur amitié inégale marque les souvenirs de la narratrice, son attachement à Isora, plus autoritaire, et les tensions du milieu où leur enfance s’achève.