En novembre 2020, une chaudière défectueuse manque de tuer Marta Jiménez Serrano et son compagnon chez eux. Des années plus tard, elle reconstitue l'accident, leur histoire d'amour et la longue reconstruction qui a suivi. Ce récit personnel confronte l'anxiété et la vie quotidienne au bouleversement d'avoir failli tout perdre.
Pedro Ruiz aborde la vie contemporaine par l’humour, la polémique et quelques poèmes. Ses observations portent sur la dépendance numérique, l’indignation publique et les habitudes sociales, invitant à reconnaître les absurdités quotidiennes auxquelles chacun participe aussi.
Laura C. Vela rassemble souvenirs, conversations et messages pour revenir sur les violences subies à l’adolescence. Le livre accompagne la recherche de mots et la relecture de sa propre histoire. Sans enfermer la douleur dans une conclusion définitive, il retrace le travail irrégulier nécessaire pour reconstruire le rapport à soi.
La paternité transforme le rapport d’Alejandro Zambra au temps, à la lecture et au quotidien. Essais, récits et poèmes passent des soins donnés à un enfant au souvenir de sa propre enfance. Livres, football et jeux interrogent la manière dont parents et enfants se transforment réciproquement.
Alba Cardalda explore la difficulté de dire non dans l'amitié, le couple ou le travail. Le livre présente des manières d'exprimer ses besoins et de poser des limites avec assurance et empathie. Des situations quotidiennes montrent comment la peur du rejet ou du conflit peut faire passer ses propres priorités au second plan.
Ana Pérez présente des notions de psychologie à travers des exercices consacrés au quotidien. Limites personnelles, estime de soi, procrastination et incertitude invitent à examiner ses réactions et ses habitudes. Les explications courtes et les outils proposés offrent un point de départ structuré pour réfléchir à des difficultés parfois difficiles à nommer.
Alejandro Palomas revient sur les violences subies dans l’enfance et sur le silence qui les entourait, interrogeant leurs traces dans la vie adulte. Ce récit autobiographique relie vulnérabilité, relations familiales et écriture à l’acte difficile de nommer ce qui était resté caché.
Rosa Montero explore les liens entre création littéraire et vie intérieure singulière. Ses souvenirs dialoguent avec des biographies d’écrivains et des idées issues de la psychologie et des neurosciences. Entre essai et autobiographie, elle réfléchit au réconfort de l’écriture et aux tensions qui accompagnent l’imagination.
Daniel Jiménez revient sur le projet télévisuel de son père et le conflit suscité par son appropriation présumée. Enquêter sur cette lutte inachevée le ramène aux souvenirs familiaux, aux ambitions créatrices et aux sacrifices financiers. Le récit examine ce qu’un fils reçoit en héritage lorsque le combat paternel pour la reconnaissance continue de peser.
Andrea Ros interroge les attentes et les règles héritées qui entourent la maternité. À partir de la perspective de la communauté Madremente, elle défend la parole des mères et l’expression de leurs besoins. Le livre envisage l’éducation des enfants comme une conversation partagée, loin d’une perfection sans effort.
Javier Zamora raconte le voyage entrepris à neuf ans pour rejoindre ses parents aux États-Unis. Parti du Salvador avec des inconnus, il affronte des dangers qu’il comprend à peine et découvre des formes inattendues d’entraide au fil d’un trajet bien plus long que prévu.
Andrew Morton retrace la vie d’Élisabeth II, d’une enfance où elle ne se destinait pas au trône à ses sept décennies de règne. La biographie associe liens familiaux, discipline personnelle et devoir public, au sein d’une monarchie confrontée aux changements politiques, sociaux et culturels.
Luis García Montero accompagne la maladie et la disparition d'Almudena Grandes dans des poèmes ancrés dans le quotidien. Promenades, visites à l'hôpital et silence des pièces familières donnent la mesure de l'absence. Amour, soin et mémoire traversent l'apprentissage d'une vie dans un monde transformé par le deuil.
Ángel Martín revient sur la crise de santé mentale qui l’a conduit à l’hôpital et sur la reconstruction de sa vie. Ce témoignage personnel mêle franchise et humour pour évoquer la rupture avec la réalité, le soutien d’autrui et la difficulté de parler ouvertement de maladie psychique.
Adam Grant examine la capacité de réviser ses convictions et de rester curieux lorsque la certitude paraît rassurante. Recherches et récits issus du travail, de l’éducation et du débat public illustrent les difficultés à changer d’avis. Il explore la place du désaccord et du réexamen intellectuel dans les groupes.
Rafia Zakaria examine comment des courants influents du féminisme occidental ont marginalisé les femmes racisées et reproduit des présupposés coloniaux. Mêlant analyse politique et expérience personnelle, elle défend un mouvement attentif aux histoires différentes et aux inégalités de pouvoir.
Marta D. Riezu rassemble des personnes, des objets et des lieux associés à une élégance sans effort ni ostentation. Bibliothèques publiques, artistes, animaux et habitudes ordinaires se côtoient dans ces réflexions brèves. Un dictionnaire d’affinités prolonge cette exploration du goût, de l’attention et des plaisirs discrets de la réalité proche.
Marta D. Riezu s’interroge sur une manière juste de s’habiller dans une industrie fondée sur le renouvellement permanent. Le regard quitte la vitrine pour les personnes qui fabriquent les vêtements et les ressources nécessaires. Réparer, échanger et acheter moins invitent à repenser le goût, la responsabilité et les habitudes qui remplissent nos armoires.
Ana Iris Simón revient sur une enfance parmi les forains et les agriculteurs pour interroger la vie urbaine de sa génération. Les souvenirs familiaux nourrissent une réflexion sur le progrès, l’indépendance et la sécurité matérielle, confrontant l’expérience des aînés aux attentes précaires des jeunes adultes.
Irene Vallejo suit l’invention et la survie des livres dans le monde méditerranéen antique. Parmi écrivains, lecteurs, bibliothèques et ateliers de manuscrits, elle relie les matériaux porteurs de mots aux personnes qui les ont conservés et transmis.